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Histoire-Géographie-Statistique Réf Année 1868
         
 L'historique de Tourny publié en 1868...
                                          
Paroisse Des : Vic. Et Elec. D’Andely et Vernon – Dioc., Parl. Et Gén. De Rouen.
Tourny, en latin Tornacum ou Tonrincum, est d’origine celtique.
Peu après l’invasion normande vers 900 ; Rollon donne l’église Notre Dame de Tourny, avec d’autres, à l’abbaye de Saint Ouen de Rouen, pour servir à la dotation du prieuré de Gasny.
C’est vers cette époque, que fut construit le château fort de Tourny.
Robert de Tourny, Roger, Raoul, Guillaume et Gislebert de Tourny, sont cités dans divers documents de 1050 à 1095.
Dans le XIIéme siècle, Tourny qui relevait des comtes de Vernon, passa le prieuré de la Madeleine de Pressagny, dans les dépendances de l’abbaye de Tiron.
La forteresse de Tourny fut donnée en 1150 à Louis de Jeune, par le duc Henri et Geofroy son père.
En 1184, Richard de Tourny, paya au trésor royal une mande de 8 s ; Varembert, Gautier Ier, Gautier II, Jean, Pierre, Guillaume et Laurent de Tourny, furent successivement seigneurs de Tourny, dans le cours de XIIIé siècle.
Robert de Marigny, fils de Philippe, seigneur de Mainneville, est qualifié sieur de Tourny, maréchal du roi de France, es-parties du Languedoc et de Saintonge, dans un mandement donné en 1342 ; sa sœur Jeanne de Marigny épousa Pierre de Villaines dit le Bêgue, qui combattit en Espagne avec Du Guesclin.
En 1374, Jean de Tourny, chevalier, seigneur du lieu, plaidait à l’Echiquier de Rouen ; Pierre de Villaines fut seigneur de Tourny après lui.
De Villaines portait : d’argent, à trois lieux de sable, un en chef et deux en pointe, au franc-quartier de Léon et de Castille.
En 1365, les habitants de Tourny qui étaient accusés d’avoir tué le receveur de l’impôt, prétendaient « qu’il était mort d’une indigestion de pimperneaux. »
En 1415, Jean de Riberpré, chapelain à Tourny, jure la paix d’Arras à Vernon.
Jean Mercie, curé de Saint Maclou de Rouen et de Tourny, fut privé de son bénéfice en 1421, à cause de son attachement au roi de France.
Pierre de Vilaines, dit le Bêgue, fut tué à la bataille d’Azincourt, et son fils Pierre IIé du nom, sans héritier mourut bientôt, car le 16 septembre 1419, Jean de Chartres, esc, rendit aveu pour Tourny, composé : d’un château flanqué de quatre tours, domaine, fieffé et non fieffé, rentes en deniers et en nature, etc…
Le roi Henri V avait confisqué la terre de Tourny en 1418, pour la donner à Jean de Chartres ; il la lui reprit, et la céda le 14 janvier 1421 à son sénéchal Gaultier Hengerford.
La famille Prévosteau posséda Tourny pendant un siècle environ ; Marie Prévosteau porta cette seigneurie à Baudouin d’Assy, qu’elle épousa vers 1535.
Jeanne d’Assy, fille de Jacques fils de Beaudouin, prit alliance en 1551 avec Antoine de Chaumont-Quitry, qui devint aussi seigneur de Tourny.
D’assy : d’argent, à la croix de sable, chargée de cinq coquilles d’Or, cantonnée de douze merlettes du deuxième émail.
En 1555, Antoine de Chaumont, à cause de Jeanne d’Assy, sa femme héritière de Jacques d’Assy, son père et de Louis d’Assy, son frère, rendit aveu pour Tourny.
Françoise d’Assy, seconde fille de Jacques, épousa le 26 Juin 1558, Charles de Pellevé, seigneur de Tourny, qui fut tué par accident, d’un coup de mousquet ; leur fils, Jacques de Pellevé, baron de Tourny, seigneur de la Tour-au-Bêgue, de Chaumont, etc…, épousa Elisabeth du Bec, qui lui apporta la baronnie de Boury. Cette dame était veuve en 1618.
Georges de Pellevé, baron de Boury, seigneur de Tourny, fut tué à la bataille de Nordlingen en 1615 ; son fils Emmanuel, seigneur de Tourny, fut tué en 1672, au passage du Rhin, laissant un fils et une fille de son mariage, avec Anne Le Goux.
En 1677, Tourny, fut décrété sur la veuve et les enfants d’Emmanuel de Pellevé, et adjugé à messire Dominique de Montfort, seigneur de Ste-Foy, qui obtint en 1686, l’érection de Tourny en marquisat.
Ce marquisat situé et s’étendant dans les paroisses de Tourny, Pressagny, Cahaignes, Heubécourt, etc… consistait en un ancien château à motte, colombier à pied et autres bâtiments, droit de patronage en l’ église de Tourny, moyenne et basse justice, prévôt de poids et mesures, droit de marché le vendredi, de deux foires par an, l’une le jour de St Martin, en juillet et l’autre le jour de Saint Mathieu, droit d’usage dans la forêt de Vernon, droits de corvées et de mets de mariage à porter au château.
Le 20 juillet 1689, M. de Montfort rendit aveu de son marquisat, qui passe bientôt à sa sœur Marguerite de Montfort, veuve de M. de Merimès. Cette dame vendit les fief, terre, et seigneurie de Tourny le 30 Avril 1694 à Urbain Aubert, receveur des finances de la généralité de Caen, qui donna son aveu le 12 octobre 1701.
Louis Urbain Aubert, marquis de Tourny intendant à Bordeaux, contribua à l’embellissement de cette ville, dont les habitants lui ont élevé une statue au milieu des allées de Tourny, magnifique promenade qu’il fit planter.
Aubert de Tourny : de sable, à l’aigle d’or, la tête tournée à dextre, vers une étoile du même.
M. Louis Aubert Gaillat a été le dernier seigneur féodal de Tourny.
Il existait dans cette commune une charité dont les statuts remontent à 1355 (1)
Fiefs :  1° BEAUBEC. L’abbaye de ce nom possédait, à Tourny, un manoir appelé Beaubec, quelle donna à bail en 1499.
2° LE CHESNAY. Au XIIIé siècle, Adon de Chesnay et Richard son frère, figurent comme témoins dans une charte pour le prieuré de Guitry
3° LE FAY. Pierre du Fay figure, vers 1210, dans l’enquête concernant Vernon.
Anseau du Fay est semoncé en 1381de se trouver à  Louviers ;
En 1454, le Fay, demi-fief d’un revenu de 20 l., était tenu par Adam de la Rue à cause de sa femme ; il avait appartenu avant à Jean du Fay dit le Villain.
Alain de l’Eau, sieur du Fay, demeurant à Authevernes en 1671, portait : d’or, à la fasce d’azur, accompagnée en chef d’une molette de sable entre deux pommes de pin de gueules et en pointe d’une pomme de pin de gueules entre deux molettes de sable ;
4° GAILLON. Ce fief doit son nom au célèbre Cadoc châtelain de Gaillon.
Lorsque ce routier fonda la collégiale de Gaillon, parmi les revenus qu’il lui assura par sa charte de 1204 (2), nous signalerons dix-huit sextiers de froment à prendre sur sa ferme de Tourny ;
5° JEUCOURT. Alexandre Chennevas, esc., demeurant en la paroisse de Tourny, fut anobli au mois d’août 1663 ; il portait : d’argent, à l’arbre de sinople, au chef de gueules, chargé de trois fers de pique d’argent ;
6° LE THEROUDIERE. Etait un prieuré à Tourny, qui a du être donné à Tiron, par les seigneurs de Vernon, suzerains de Tourny.
Le 9 avril 1415, Guillaume Galon, prieur de la Théroudière, jure la paix d’Arras à Vernon ; le 23 du même mois, le roi lui donna la garde du temporel de ce prieuré, avec droit de prendre ce qui lui est nécessaire pour se sustenter.
Charles de Bourdon obtint, en 1582, du pape Grégoire XII, la permission de continuer à posséder le prieuré de la Théroudière.
 
 
TOURNY, cant. D’Ecos à 142m d’altitude –
Sol : alluvium ancien, dilivium et craie –
Ch. De gr. Com. N°2, des Andelys à Bray ; n°3, de Gasny à Bouchevilliers. –
Surface Terres. 1,195 hectares –
Population : 866 habitants –
4 cont. 13,118 fr. en ppal –
Rec. Ord., budg., 6,382 fr. –
Ch.-1. de      , percep, et rec.,
Cont. Ind – Paroisse. – Presbytère – Ecoles spéc. De 74 garçons et de 72 filles – 2 maisons d’école – Télég. – 2 notaires – 1 huissier – 9 débit de boissons – 27 personnes de classe – 1 compagnie de 35 sapeurs pompiers –
Dist. En kil. Aux ch-1 de dép., 43 ; d’arr., 13 ; de cant., 6.
Dépendances : Le Chesnay, le Fay, le Moulin de Pierre, le Moulin des Ormeaux, le Point du Jour, la Théroudière.
Agriculture : Céréales, prairies artificielles – 2.000 arbres à cidre.
Industrie : 3 briqueteries – 1 moulin à vent – 1 carrière de pierre – 1 fabrique d’alcool.
Commerce de bestiaux, rouennerie, mercerie, et vannerie
Foires les 4 juillet et 21 septembre
Marché le dimanche
Patentés : 44.
 
(1)   M. le baron Ernouf nous a communiqué cette pièce avec les statuts de la confrérie de Tourny qui remontent comme nous l’avons dit à 1355
(2)    Gallia christ.